Nanou couture

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Nanou la Couturière

A une époque où on a tous profusion de fringues bon marché dans nos placards, on peut se poser la question, pourquoi avons-nous besoin d’une couturière ? Parce qu’elle coud évidemment…mais pas que !

Nanou a installé son magasin-atelier rue Gabriel Péri il y a 5 ans mais sa petite entreprise existe sur Pamiers depuis 1998 .

Elle raconte : « c’est ma mère qui m’appris à coudre et à tricoter : elle cousait et tricotait pour nous, ses quatre enfants ! » Elle se souvient : « les machines à coudre anciennes étaient actionnées par des pétales à pied et la fusette de fils était déposée dans un petit sabot en métal et non dans une canette. Quand nous sommes devenus orphelins, on m’a placée tout naturellement dans une institution religieuse où il y avait un atelier de couture, c’est comme ça que j’ai appris le métier. Je n’avais que 14 ans. Plus tard il a fallu que je passe un CAP pour pouvoir m’installer à mon compte. »

Nanou le visage encadré de cheveux blancs, parle volontiers de son métier qui a toujours été une passion pour elle.

« Une grande partie de mon travail consiste à retoucher ou à transformer des vêtements achetés dans la grande confection, à faire des ourlets à raccourcir des manches ou quelquefois à raccommoder une déchirure. Mais ce qui est le plus intéressant c’est le façonnage sur-mesure de vêtements. Je dois savoir conseiller mes clients sur la coupe, les formes, le choix du tissu, l’harmonie des couleurs, et apprécier selon leur morphologie le ou les modèles, les formes qui leur siéront le mieux en fonction de l’usage qu’ils en feront. Ce n’est pas toujours facile car certains arrivent dans ma boutique avec une idée préconçue ! Aussi je me rends très souvent, dans un magasin spécialisé acheter le tissu avec mes clients pour choisir la bonne étoffe ! »

En somme, une bonne couturière doit savoir faire preuve de diplomatie de perspicacité et d’un brin de psychologie  ! Sans oublier une bonne pincée de créativité !

« J’aime beaucoup réaliser les robes de mariées » ajoute-t-elle « J’aime les tissus naturels comme le lin ou le coton mais celui que je préfère travailler est la soie même si c’est le plus difficile. » 

Dans le magasin de Nanou, on trouve des piles de métrages d’étoffes, de couleurs, de textures de matières différentes, unis ou imprimés, qu’elle achète souvent au coup de cœur quand elle visite des magasins de tissus et ajoute « j’en ai toute un stock chez moi ! »

On peut aussi admirer tout un assortiment de vêtements pour enfants, tricotés crochetés ou cousus.

Elle ne s’est jamais ennuyée durant le confinement : «  j’ai continué à travailler, j’ai passé mon temps à confectionner ces modèles uniques que je mets ensuite à la vente dans mon magasin. J’aime confectionner des habits pour les enfants. J’ai cousu des masques aussi » Tous témoignent de son savoir-faire et de la rigueur dans son travail …

Nanou explique : « Entre le moment où une cliente entre dans mon magasin et le moment où elle en sort sa robe terminée, il peut s’écouler presque 3 mois, je parle bien sûr d’une robe de mariage, de baptême ou de cérémonie. En premier je prends les mesures de la personne. Puis je réalise un patron cousu dans une toile, car on ne découpe jamais le tissu d’emblée. Ce patron est essayé puis ajusté sur la personne et éventuellement retouché. Puis vient le moment de découper le tissu, et de monter le projet. Ensuite c’est l’essayage, les retouches, les ajustages, l’exécution de la doublure, et de l’ultime essayage. Enfin l’instant où la cliente sort de la cabine en explosant de joie !  Le plus beau des remerciements est une invitation à la cérémonie ou à l’apéritif de mariage où je vois  ma robe  s’animer ! Vous comprenez ; je suis toujours aussi passionnée par mon métier malgré mon âge ; c’est pour cette raison que j’accepte fréquemment des stagiaires des différentes écoles professionnelles  de la région pour leur transmettre ce que je sais et aime faire » conclue-t-elle.  

catherine Pitat

catherine Pitat

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